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Macron: "A partir d’octobre, nous donnerons un cadre à l’Islam"

«La république n’a pas de difficulté avec l’islam, pas davantage avec d’autres religions. La laïcité, c’est d’être libre de croire», a-t-il insisté

Macron: "A partir d’octobre, nous donnerons un cadre à l’Islam"

Le président français, Emmanuel Macron, a défendu un « nouvel ordre républicain » pour la France, lors d'un discours d'une heure et demi, qu'il a prononcé devant les parlementaires, lundi après-midi, au château de Versailles.

Dans ce discours, il a dressé un bilan de son action et projeté ses intentions futures. Macron a choisi d'affronter directement les parlementaires français au lieu du traditionnel entretien du 14 juillet, selon les médias français qui l’ont transmis en direct.

Le président français a évoqué, dans son allocution, un nouveau « contrat social » pour la France, basé sur le respect et la solidarité entre les générations et les régions. Le "contrat" en question comprendra particulièrement des dimensions sociales, économiques, culturelles et sécuritaires.

Il a, ainsi, sollicité l’adhésion des parlementaires, insistant sur le fait que son projet pour la France se construit dans un cadre européen. "Il est un bloc indissociable", a-t-il martelé.

Macron a passé en revue toutes les réformes qu’il a entamées et qu’il compte poursuivre lors de son mandat, qu’il s’agisse des aspects sociaux, économiques ou culturels.

Parmi les changements déjà conduits, il a évoqué la réforme des chemins de fer, les réformes économiques incitant à l’investissement et à l’innovation, mais aussi les réformes sociales à l’instar de l’école maternelle obligatoire dès l’âge de trois ans et les modifications des régimes de retraite et des indemnités de chômage.

Il a également rappelé les mesures prises en faveur des demandeurs d’emploi et des jeunes. «15 millions d’euros sont consacrés pour former 1 millions de jeune et 1 million de demandeurs d’emploi», a-t-il précisé.

En ce qui concerne les projets futurs, le président français a notamment évoqué la présentation à partir du mois d’octobre d’un projet de loi donnant un nouveau cadre à l’Islam en France.

«La république n’a pas de difficulté avec l’islam, pas davantage avec d’autres religions. La laïcité, c’est d’être libre de croire», a-t-il insisté mettant l’accent sur la nécessité d’instaurer une "liberté responsable".

Dans ce contexte, il a appelé à restaurer l’ordre, en allusion aux récentes violences dans les villes françaises. « Il faut restaurer l’ordre et l’esprit républicain dont la sécurité est le premier pilier », a-t-il affirmé.

« La société républicaine que nous voulons est une société de respect et de responsabilité. La liberté de penser, le respect des choix individuels sont des principes intangibles», a-t-il affirmé, précisant que « Tout le monde doit être protégé. Mais chacun a sa part de responsabilité dans le système ».

Au sujet de l'immigration, le président français a rappelé les récents débats sur l'accueil des migrants illégaux. Il a catégoriquement exprimé le refus de la France de déplacer le problème migratoire à travers des camps mis en place à l'extérieur de l'Europe.

« La déportation des étrangers qu’on voudrait pas n’est jamais une solution », a-t-il noté, affirmant la nécessité de renforcer le contrôle aux frontières.

Au niveau des réformes économique, Macron a dévoilé sa stratégie pour récupérer les investisseurs partis de France vers d’autres pays plus rentables.

Il a exprimé aux parlementaires son intention d’inviter les 100 premières entreprises françaises pour solliciter leur engagement dans l’emploi, l’investissement, l’instauration d’une meilleure égalité entre les régions dans un esprit de « solidarité nationale ».

Il a conclu par souligner l’importance de défendre un multilatéralisme fort, dans le cadre d’une action européenne concertée, mais où la voix de la France se fait entendre.  AA
 



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