Aquarius: la France «prête à aider» et à ''accueillir'' des migrants (Edouard Philippe)

Le chef du gouvernement français a déploré le fait que l’Italie « a choisi (...) de méconnaître ses responsabilités » en refusant que l’Aquarius, navire humanitaire de l’ONG « SOS Méditerranée »

Aquarius: la France «prête à aider» et à ''accueillir'' des migrants (Edouard Philippe)

Le Premier ministre français, Edouard Philippe, a déclaré mardi à l’assemblée nationale : « nous sommes prêts à aider et à accueillir » certains migrants qui se trouvaient à bord de l’Aquarius, autorisé par l’Espagne à accoster à Valence (sud).

Le chef du gouvernement français a déploré le fait que l’Italie « a choisi (...) de méconnaître ses responsabilités » en refusant que l’Aquarius, navire humanitaire de l’ONG « SOS Méditerranée » affrété spécialement pour le sauvetage de migrants en mer, n’accoste dimanche dans l’un de ses ports. 

Après deux jours d’errance en Méditerranée à la suite du refus de l’Italie puis de Malte, c’est finalement l’Espagne qui a accepté de recevoir le navire transportant 629 personnes à bord, dont des mineurs.

L’annonce a été faite mardi matin par « SOS Méditerranée » qui a confirmé sur son compte Twitter avoir reçu la « confirmation » de l’Espagne.

Au même moment, alors que Paris restait silencieuse face à la situation de l’Aquarius, les autorités corses ont offert au navire, la possibilité d’accoster dans l’un des ports de l'île.

"L’Europe doit traiter de façon solidaire la question humanitaire. Compte tenu de la localisation du navire et de l’urgence, mon avis est qu’il serait naturel d’ouvrir un port corse pour porter secours à ces personnes en détresse", a tweeté Jean-Guy Talamoni, président de l’Assemblée corse.

Face à cette proposition de secours, Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères a estimé, sur les ondes de "Sud Radio", que Talamoni « prend une position, n'étant pas aux responsabilités, qui est facile » en précisant que « la Corse n'est pas le port le plus sûr et le plus proche. Vu la situation du bateau, c'est entre l'Italie et Malte ».

Le porte parole du gouvernement Benjamin Griveaux a de son côté expliqué lors d’une conférence que le président français Emmanuel Macron saluait « le geste humanitaire de l’Espagne » en précisant que si « le navire s'était retrouvé près des côtes françaises, il aurait pu accoster en France en vertu du droit européen ».

Il a, par ailleurs, indiqué que Paris et Berlin formuleront fin juin « une proposition ambitieuse » en matière de politique migratoire. 

« Sos Méditerranée » a publié un communiqué mardi en fin de journée, dans lequel l’ONG déplore le fait de devoir encore parcourir « 1500 km pour atteindre le port de Valence », soit « plus de trois jours de navigation » pour pouvoir débarquer les migrants secourus. AA



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