La fusillade sur les Champs-Elysées revendiquée par Daesh

Le président français François Hollande a pris la parole depuis l’Elysée jeudi soir après la fusillade qui a fait deux morts

La fusillade sur les Champs-Elysées revendiquée par Daesh

Le président français François Hollande a pris la parole depuis l’Elysée jeudi soir après la fusillade qui a fait deux morts, le tireur et un policier, et deux blessés graves sur l’avenue des Champs Elysées à Paris.

Le chef de l’Etat français a indiqué « que les pistes qui peuvent conduire à l’enquête et qui devraient révéler toute la vérité sont d’ordre terroriste», confirmant les doutes installés après la saisie de l’enquête par la section anti-terroriste de Paris plus tôt dans la soirée, avant que Daesh ne revendique l’attaque quelques minutes plus tard via ses organes de propagande.

Un conseil de défense sera convoqué vendredi matin à 8 heures a ajouté le chef de l’Etat, saluant le courage des policiers : "Chacun comprendra à cette heure que mes pensées vont vers la famille du policier qui a été tué, et vers les proches des policiers blessés. Un hommage national sera rendu au fonctionnaire de police qui a été lâchement assassiné. (...) Le soutien de la nation aux forces de police est total." 

Jeudi soir, aux alentours de 21 heures, une fusillade éclate sur l'avenue des Champs-Elysées à Paris. Des tirs ont été échangés entre plusieurs policiers et au moins un tireur, selon "Le Parisien", entre les stations de métro Franklin-Roosevelt et George V.

Selon les premiers éléments de l'enquête rapportés par le porte-parole du ministère de l'Intérieur Pierre-Henry Brandet sur la chaine de télévision BFMTV, un véhicule se serait arrêté à hauteur d'un car de police vers 21 heures et aurait ouvert le feu "délibérément sur les policiers" avec une arme automatique, en tuant un et en blessant deux grièvement.

L'assaillant a ensuite tenté de prendre la fuite à pied, avant d'être abattu. Selon BFMTV, le tireur était connu de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), ce qui expliquerait l'ouverture d'une enquête en flagrance par la section anti-terroriste du parquet de Paris. Pierre-Henry Brandet a de son côté appelé à la prudence, indiquant que " l'identité de l'agresseur n'était pas clairement établie". 

Selon la chaîne publique France 2, les forces de l'ordre sont à la recherche d'un éventuel complice, mais le ministère de l'intérieur n'a ni confirmé, ni exclu l'implication d'une autre personne. La célèbre avenue parisienne est entièrement bouclée et un hélicoptère survole la zone. La Brigade d'intervention et de recherche de Paris est sur place et un important dispositif de sécurité est déployé. Une opération de déminage est en cours autour du véhicule de l’assaillant. La préfecture conseille sur Twitter d'éviter le secteur. 

 

AA



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