Accélération des investissements chinois en Turquie

"L’initiative de la Turquie a permis d’atteindre les investisseurs chinois et a accéléré leurs investissements directs ", Arda Ermut, président TYDTA

Accélération des investissements chinois en Turquie

 

"L’initiative turque, dans le cadre du projet ‘’La Ceinture et la Route’’, nous a permis d’atteindre les investisseurs chinois ce qui a de facto accéléré les investissements directs en Turquie", a confié Arda Ermut, président de l'Agence d'Investissement, de Soutien et de Présentation auprès du Premier ministre (TYDTA). 

Dans le cadre des relations avec la Chine, Ermut a fait part de ses observations concernant l’intérêt suscité par la Turquie chez les investisseurs chinois, les potentiels de coopération ainsi que leurs prévisions pour l’avenir. 

Soulignant que la Chine est le second pays investisseur, après les États-Unis, le président a partagé qu’il est important pour la Turquie de profiter de ce potentiel.

Au regard des indicateurs macro-économiques, l’intégration économique de la Turquie au niveau régional et international va grandissant, précise Ermut avant d’ajouter que le rôle des investisseurs directs, en ce sens, est primordial.

Le rôle de la Turquie en raison de sa localisation géopolitique, sa stabilité politique ainsi que les indicateurs démographiques, sont autant de facteurs qui peuvent être utilisés par la Turquie pour attirer davantage d’investissement, dit-il.

"Nous ne pouvons passer outre la Chine, qui figure au second rang des pays investisseurs au niveau mondial, alors que nous tentons d’attirer davantage d’investissements dans notre pays".

- La contribution à l’économie de la politique de "La Ceinture et la Route"

La Turquie rencontrait des difficultés à obtenir des résultats concrets dans le domaine des investissements jusqu’à ce que la Chine déclare, en 2013, sa volonté de relancer l’ancienne Route de la Soie, partage Ermut.

"Mais la Turquie a finalement suscité un grand intérêt après le lancement de ce projet phare, par les autorités chinoises".

Le président indique que désormais de nombreuses firmes chinoises envisagent sérieusement les possibilités d’investissements. 

Il ajoute qu’une prise de conscience a eu lieu quant à la signification des investissements en Turquie et que les turcs sont maintenant en mesure de convaincre les chinois à investir en Turquie.

- L’importance des investissements en Turquie dans le cadre de la concurrence mondiale

Précisant que les entreprises chinoises sont devenues importantes dans le marché intérieur, le président a souligné que les investissements chinois, au niveau international, se sont accélérés au cours des cinq dernières années.

"C’est pourquoi la Turquie est un terrain d’investissement non encore découvert par les investisseurs chinois", a-t-il indiqué. 

"Nous avons la possibilité de combler le déséquilibre qui existe entre l’importation et l’exportation, réalisées entre la Chine et la Turquie, grâce aux investissements directs. Ces firmes ne vont pas seulement investir en Turquie mais vont, aussi, y apporter de la valeur ajoutée et encourager les exportations". 

Les contributions de la Chine à la Turquie ne peuvent être envisagées comme des relations commerciales de courte durée mais plutôt comme des développements à long terme, a-t-il confié.

"Nous allons déterminer les secteurs critiques, soutenus par le gouvernement et accroître nos travaux en vue d’attirer les investissements en Turquie".

- Les prévisions pour l’avenir

Le président indique qu’ils attendent des investissements dans certains domaines stratégiques, domaines auxquels ils accorderont la priorité une fois ces derniers déterminés.

"Les firmes chinoises sont à un niveau supérieur dans les secteurs de la pétrochimie, l’énergie, la production de machines et automobile. Il s’agit là de secteurs dans lesquels la Turquie est en grand besoin".

Rappelant que de grandes firmes chinoises telles que Industrial and Commercial Bank of China (ICBC), Bank of China (BOC) et Huawei ont réalisé de gros investissements en Turquie, Ermut souligne qu’ils prévoient d’attirer les investisseurs des moyennes entreprises ainsi que ceux des entreprises privées. 

L’ambassadeur turc en Chine, Emin Önen, qui a longtemps travaillé en tant que conseiller du président Recep Tayyip Erdoğan, a joué un rôle déterminant dans le développement des relations bilatérales, a également commenté Ermut. 

"En tant que TYDTA, nous ferons de notre mieux afin d’exploiter au maximum le potentiel d’investissement de la Chine", a-t-il partagé. 

L’an dernier, les recettes des relations commerciales entre la Chine et la Turquie s’élevaient à 28 milliards de dollars, sachant qu’environ 26 milliards de dollars de ces recettes proviennent des importations réalisées par la Turquie en provenance de la Chine.
 

 

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