"Le Luxembourg peut satisfaire tous les besoins des entreprises turques"

Etienne Schneider a rappelé l'importance de la stabilité et de la prévisibilité pour les investissements

"Le Luxembourg peut satisfaire tous les besoins des entreprises turques"

Le Luxembourg peut satisfaire tous les besoins des entreprises turques, a déclaré le vice-Premier ministre luxembourgeois, Etienne Schneider.

Schneider, qui assume également les fonctions de ministre de l'Économie, a participé au Forum d'Affaires Turquie-Luxembourg organisé par le Conseil des relations économiques extérieures (DEIK), lundi à Istanbul, en présence du ministre turc de l'Économie, Nihat Zeybekci.

«Nous avons enregistré un progrès important dans les mers, sur les terres, dans les airs et même dans le domaine spatial, a-t-il déclaré. Le Luxembourg peut répondre à tous les besoins des investisseurs. Nous pourrons satisfaire les besoins des entreprises turques.»

Schneider a insisté que les efforts de diversification économique occupent une place importante dans l'agenda du gouvernement.

Il a poursuivi en mettant l'accent sur l'importance de la stabilité et de la prévisibilité pour les investissements.

«La suprématie du Droit, les droits fondamentaux et la liberté d'expression sont importants dans tous les pays, a-t-il poursuivi. Ces éléments sont très importants pour les investisseurs luxembourgeois et européens.»

Exprimant la solidarité de son pays avec le peuple et le gouvernement turcs après la tentative de coup d'État avortée du 15 juillet 2016, Schneider a aussi fait part de son soutien à l'égard de la lutte antiterroriste menée par la Turquie.

Pour sa part, le président du DEIK, Omer Cihad Vardan a annoncé que le volume commercial entre la Turquie et le Luxembourg était de 200 millions de dollars en fin 2016, ce qui ne reflète pas, selon lui, le potentiel des deux pays.

«Le monde des affaires turc estime qu'il y a des opportunités notamment dans les domaines des logistiques, de l'écotechnologie, de la biotechnologie et des technologies innovatrices, a-t-il expliqué, précisant que la Turquie peut produire des biens répondant aux standards de qualité européens. De ce fait, la Turquie est un centre important pour les investisseurs internationaux.»

Vardan a ajouté que plusieurs entreprises européennes gèrent leur opérations et investissements en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie centrale à partir de la Turquie.

Il a aussi souligné l'importance de renforcer la coopération entre les deux pays, dans le domaine financier.

«Nous savons tous que le Luxembourg est le centre financier de l'Europe, a-t-il déclaré. Nous menons d'importants travaux pour qu'Istanbul puisse assurer un rôle similaire dans la région. Nous estimons que notre métropole pourra se distinguer grâce aux outils de financement et des fonds islamiques.»

La président du Conseil d'affaires Turquie-Luxembourg du DEIK, Pinar Eczacibasi a affirmé que le but du conseil est de multiplier le volume commercial par cinq, le plus rapidement possible.

 

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