Turquie/Van: Pêche blanche dans le lac de Van

Tous les jours, les pêcheurs qui cassent la glace à différents niveaux pratiquent la pêche blanche à travers des trous creusés dans la glace

Turquie/Van: Pêche blanche dans le lac de Van

Certains citoyens habitant le district d’Edremit dans la province de Van (est) partent pêcher sur le lac éponyme partiellement gelé. Malgré les risques que présente la pêche sur glace, les habitants se rendent, chaque jour, sur la glace d’une épaisseur d’environ 10 cm.

Tous les jours, les pêcheurs qui cassent la glace à différents niveaux pratiquent la pêche blanche à travers des trous creusés dans la glace. Chaque jour, les filets de pêche sont jetés à l’eau malgré le danger que peut présenter cette pratique.

Si certains pêcheurs préfèrent recourir aux filets déposés dans les eaux pendant la nuit, d’autres choisissent d’utiliser des cannes à pêches.

Dans une interview accordée à l’Agence Anadolu (AA), Menaf Gules a partagé le plaisir que procure la pratique de la pêche blanche.

Travailleur saisonnier, Gules a indiqué qu’il n’est présent dans la province de Van qu’au cours de l’hiver.

«Nous venons ici tous les jours pour profiter de l'hiver en pêchant. Cela nous permet de passer un agréable moment et de contribuer aux besoins de la maison. Beaucoup de gens viennent ici pour pêcher. Nous venons généralement tôt le matin pour briser la glace et y laisser nos filets. Nous poussons le filet avec une pipe électrique pour pénétrer la glace. Toute notre fatigue disparaît lorsque nous attrapons des poissons.»

- Des risques mais un grand plaisir

Quant à Sinan Salvan, ce dernier a raconté que la région accueille beaucoup de pêcheur au cours des week-ends.

«Ici nous attrapons en général des carpes. Pendant l’été, le lac abonde en darekh. L’eau du lac de Van étant salée, le lac gèle difficilement mais cet endroit se glace rapidement car c’est une zone riche en eau douce. En général, je dépose mes filets dans l’eau pendant la nuit et je reviens tôt le matin pour les retirer. Parfois nous attrapons des kilos de poissons et parfois seulement quelques uns. Il y a des jours où nous rentrons les mains vides. La pêche est source de revenus supplémentaires pour la majorité des gens. Le kilo de poisson est vendu à environ cinq livres turques (environ 0,80 euros). J’ai vu des pêcheurs attraper environ 400 kg de poissons. Il y a des risques mais c’est un vrai plaisir pour nous.»

 

 

 


AA



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