Dans les yeux de la peintre iranienne Tima Jam, Istanbul est le «centre du monde»

«Je suis venue pour apprendre une langue et découvrir une nouvelle culture. Puis je suis tombée sous le charme de cette ville, et j'ai décidé de m'y installer»

Dans les yeux de la peintre iranienne Tima Jam, Istanbul est le «centre du monde»

La peintre iranienne Tima Jam, arrivée à Istanbul il y a cinq ans pour poursuivre ses études, n'a finalement jamais quitté la ville turque qui est, pour elle, «le centre du monde».

Rencontrée par Anadolu dans la capitale culturelle qui compte environ 16 millions d'habitants, Tima Jam est revenue sur son parcours. La jeune femme qui peint depuis l'âge de 18 ans, a d'abord vécu quelques années en Malaisie et en Croatie, pour suivre des formations dans le domaine artistique mais c'est finalement à Istanbul qu'elle va poser ses bagages en 2012.

«Je suis venue pour apprendre une langue et découvrir une nouvelle culture. Puis je suis tombée sous le charme de cette ville multiculturelle et j'ai décidé tout naturellement de m'y installer», dit-elle, ajoutant que «aujourd'hui encore», la ville ne cesse de l'émerveiller.

L'avantage d'Istanbul, dit-elle, c'est qu'il s'agit d'une ville proche de l'Europe, qui s'érige dans le même temps comme modèle pour le monde arabe. C'est en ce sens qu'on peut parler de «centre du monde», précise-t-elle.

Notant que les cultures iranienne et turque sont similaires, Jam poursuit: «Tous mes amis sont venus à Istanbul au moins une fois souvent par curiosité. Et de nombreux artistes décident de s'installer ici tant ils s'y sentent bien. L'avantage c'est qu'il s'agit d'un véritable carrefour des cultures. Toutes les formes d'art ont leur place ici, et les conflits politiques n'y ont pas leur place. Personnellement je ne pense qu'à l'art ici.»

Jam ajoute que «les artistes ici comme ailleurs font tout leur possible pour rendre le monde meilleur. Certains à travers le dessin, d'autres à travers la musique ou encore le théâtre», dans tous les cas, «les artistes doivent s'unir et être un pont des cultures» insiste-t-elle.

Tima Jam a organisé les expositions «Un regard dans le miroir» et «Un regard dans le miroir II», qui rassemblait quelque 150 œuvres appartenant à 66 artistes iraniens. Elle a également participé au Festival international d'Arts Euro Kosova, organisé par l'Institut Yunus Emre à Pristina (Kosovo).AA



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