"Pays sales",Trump s'attire les foudres générales après ses déclarations "racistes" sur l'Afrique

Donald Trump a fini par réagir à la polémique suscitée par ses déclarations en écrivant, sur Twitter, "le langage que j'ai utilisé lors de la réunion était dur, mais ce ne sont pas les mots utilisés"

"Pays sales",Trump s'attire les foudres générales après ses déclarations "racistes" sur l'Afrique

Le président des Etats Unis est au coeur d'une énième polémique depuis jeudi après des déclarations jugées "racistes" lors d'une réunion sur l'immigration avec le Congrès américain. Donald Trump a, en effet, appelé à ne plus accueillir de migrants venus d'Haïti où d'Afrique, qu'il a qualifiés de "pays sales", comme le rapporte la presse internationale. 

Ces propos du Président américain seraient consécutifs à la proposition de l'un des participants qui souhaitait que les Etats-Unis accueillent plus de migrants venus d'Haïti, d'Amérique latine ou d'Afrique. 

Vendredi matin, c'est l'ONU qui a condamné en premier les déclarations de Trump par le biais de Rupert Colville, porte-parole du Haut Commissaire aux droits de l'Homme des Nations Unies. Ce dernier a déclaré dans un communiqué que "si elles s'avèrent vraies, ce sont des déclarations choquantes et honteuses du président des Etats-Unis" ajoutant "je suis triste, il n'y a pas d'autre mot que "raciste" qui puisse être employé". 

L'Union africaine a, à son tour condamné les déclarations de Trump en les qualifiant de "blessantes et dérangeantes". C'est Ebba Kalondo, porte-parole du président de la commission de l'UA Moussa Faki, qui s'est exprimée à ce sujet. Elle a par ailleurs ajouté que "ce n'est, selon moi, pas seulement blessant pour les gens d'origine africaine aux États-Unis, mais aussi pour les citoyens africains".

Cette dernière a toutefois mesuré son propos en expliquant que "les États-Unis d'Amérique sont un grand pays, un pays qui représente bien plus qu'un seul homme ou qu'une déclaration" comme le souligne le journal français; Le Point. 

Sur les réseaux sociaux également, les condamnations n'ont pas arrêté de pleuvoir tout au long de la journée de vendredi. Ainsi, sur le compte Twitter de l'ancien champion du monde d'athlétisme Bernard Lagat, "Je suis le fils d'un continent étincelant qui s'appelle l'Afrique, et j'en suis fier. Mon héritage est profondément ancré dans mes racines kényanes. L'Afrique n'est pas un endroit de merde M. Trump". 

"Président Trump, un jour, je vous emmènerai dans un pays de merde appelé le Ghana. Le premier arrêt sera le château d'Osu, ensuite le château d'Elmina et puis les plus de quarante forts ayant servi à détenir environ 30 millions d'esclaves battus et emmenés en bateau, serrés comme dans une boîte de sardines. Ensuite, je vous raconterai l'histoire de l'Afrique et comment des gens comme vous en ont fait un continent de merde", a écrit sur son compte Facebook, le Ghanéen Edmond Prime Sarpong.

La ministre des Affaires étrangères du Botswana, Pelonomi Venson-Moitoi, a elle aussi condamné les déclarations en les qualifiant de "coup cinglant" porté aux relations entre les Etats-Unis et les pays d'Afrique. 

De son côté, Donald Trump a fini par réagir à la polémique suscitée par ses déclarations en écrivant, lui aussi sur Twitter, comme il le fait régulièrement "le langage que j'ai utilisé lors de la réunion était dur, mais ce ne sont pas les mots utilisés".

 

AA


Mots-clés: Afrique , Donald Trump

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