Réactions mondiales à la décision des USA de suspendre l’accord nucléaire avec l’Iran

Vendredi, le président américain, Donald Trump, a fait part de sa stratégie concernant l'Iran à la Maison Blanche.

Réactions mondiales à la décision des USA de suspendre l’accord nucléaire avec l’Iran

Défendant que l'Iran était sous le contrôle d'un régime fanatique, le président américain Donald Trump a indiqué que ce pays "faisait du terrorisme par le biais de son Etat".

Il a déclaré qu'afin d'éviter ces activités du régime iranien, ils préviendraient l'accès de ce pays aux armes chimiques et nucléaires et mettraient en vigueur des sanctions contre les Gardiens de la révolution. Il a noté que les Gardiens de la révolution prêtaient appui aux terroristes au Moyen-Orient, notamment en Syrie.

Qualifiant l'accord nucléaire établi en 2015 entre l'Iran et les 5+1 (à savoir les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne) du "pire accord" qui soit, Donald Trump a déclaré qu'ils ne laisseraient pas un tel accord en vigueur. Il a d’ailleurs noté que le texte de l'accord en question sera réévalué par le Congrès.

Les réactions à cette déclaration ne se sont pas fait attendre. Selon le président iranien Hassan Rohani, le discours de Trump est un tissu d'insultes et d'accusations sans fondements. "Est-ce qu'un président peut seul annuler un accord multilatéral et international. Apparemment, il ne sait pas que cet accord n'est pas un accord bilatéral entre l'Iran et les Etats-Unis", a-t-il encore déclaré.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Behram Kasimi, a déclaré que l'inclusion des Gardiens de la révolution dans la "liste des organisations terroristes" serait considérée comme un motif de guerre.

La chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini a estimé pour sa part que Trump n’avait pas le pouvoir d’annuler l’accord conclu avec l’Iran.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a souligné de son côté que l’attitude de Trump était agressive et menaçante, précisant qu’il n’y avait de place pour un tel comportement dans la diplomatie internationale.

Quant au président français Emmanuel Macron, qui affiche volontiers sa complicité avec le magnat de l'immobilier, il s'est clairement démarqué en parlant avec son homologue iranien Hassan Rohani pour le rassurer et "envisager" de se rendre personnellement à Téhéran.

L’Angleterre et l’Allemagne ont également appelé à un dialogue constructif avec l’Iran.

En contrepartie, Israël a félicité le président américain pour cette déclaration.

L’Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis et le Yémen ont aussi annoncé leur soutien à la nouvelle stratégie de Trump sur l’Iran. (TRT avec AFP)

 



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