Lutte anti-terroriste: ce que Niamey attend des forces étrangères présentes sur son territoire

«Nous ne demandons pas aux forces étrangères de se battre à notre place», mais plutôt qu'elles aident le pays

Lutte anti-terroriste: ce que Niamey attend des forces étrangères présentes sur son territoire

Dans un entretien accordé au journal britannique The Guardan et relayé par les médias africains, le président nigérien Issoufou Mahamadou a confié que son pays n’avait pas besoin que les forces militaires étrangères présentes au Niger se battent aux côtés de son armée.

«Nous ne demandons pas aux forces étrangères de se battre à notre place», mais plutôt qu'elles aident le pays à « renforcer la capacité opérationnelle» de ses forces de sécurité «à travers la formation, l’équipement et les renseignements opérationnels».

Selon le président nigérien, par ailleurs président en exercice de la conférence des chefs d’Etat du G5 Sahel, «la situation sécuritaire au Sahel est toujours très difficile», en raison des «menaces très graves» 
des groupes terroristes et «des organisations de trafic de drogue, de personnes et d’armes».

Un des pays les plus pauvres du monde, selon le classement de l’Indice du développement humain (IDH) du PNUD et situé au cœur du Sahel, le Niger est confronté depuis plusieurs années à des menaces sécuritaires sur une large partie de ses frontières.

C’est le cas à l’ouest avec le Mali et le Burkina Faso où sévissent des groupes armés liés à Daech, à l’est avec le Nigeria où opère Boko Haram et au nord avec l’Algérie et la Libye où sévissent divers réseaux de trafiquants.

Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, le Niger coopère avec la France, les Etats-Unis d’Amérique et la République fédérale d’Allemagne qui disposent de bases militaires dans de nombreuses localités.

Malgré la présence de ces bases militaires étrangères, les attaques terroristes sont régulièrement enregistrées dans le pays, notamment de la part de Boko Haram. Lundi dernier, une attaque attribuée à ce groupe a visé une position militaire près de la frontière nigériane.

Selon un bilan fourni par le ministère de la défense, au moins 6 soldats nigériens ont été tués et 3 autres ont été blessés. L’opposition et une partie de la société civile nigériennes ne cessent de critiquer la présence des forces étrangères au Niger dont elles disent ne pas voir l’intérêt pour le pays en raison de la persistance des attaques terroristes.AA


Mots-clés: nijer , niamey

SUR LE MEME SUJET