Myanmar : Les attaques contre les musulmans se poursuivent en s'intensifiant

En raison des attaques systématiques dont sont victimes les musulmans d'Arakan au Myanmar depuis le début des années 70, près de 84 % de la population musulmane s'est réfugiée dans les pays voisins afin d'échapper à l'épuration ethnique

Myanmar : Les attaques contre les musulmans se poursuivent en s'intensifiant

L'Union des musulmans d'Arakan (ARU) a indiqué, jeudi, que les attaques contre les musulmans d'Arakan se poursuivent en s'intensifiant.

La structure qui regroupe 61 organisations luttant pour les droits des musulmans d'Arakan a fait, jeudi, le point sur la situation à Arakan. 

Le communiqué publié par l'ARU précise que les attaques contre les musulmans d'Arakan se poursuivent dans les villes de Maungdaw, de Buthidaung et de Rathidaung mais que la stratégie utilisée est différente. 

"Le gouvernement du Myanmar a déclaré, dernièrement que les opérations militaires ont été stoppées dans les villes de Maungdaw et de Buthidaung et que les gens pouvaient reprendre le cours normal de leurs vies. Mais malgré cela, les boudhistes fanatiques, avec la complicité de la police, continuent d'attaquer les musulmans d'Arakan avec encore plus d'intensité", a t-il été souligné

Des témoignages de musulmans d'Arakan réfugiés font état de nombreux cas de viols commis par des boudhistes extrémistes et des militaires sur des femmes musulmanes, affirme le communiqué. 

Selon l'ARU, la situation tend à s'améliorer graduellement à Maungdaw mais qu'au contraire elle empire à Buthidaung et qu'à Rathidaung où il ne reste presque plus de musulmans.

Une pénurie alimentaire est à déplorer dans les villages d'Arakan où se trouvent encore des Musulmans car les boudhistes fanatiques empêchent les commerçants de vendre de la nourriture aux musulmans, relève le document. 

Le document lance aussi un appel à l'Organisation des Nations-Unis (ONU) et réclame la mise en application des recommandations de la Commission consultative pour l'Arakan dirigée par l'ancien Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, le retour des musulmans d'Arakan chez eux et l'autorisation de reconstruire les villages ainsi que l'arrêt de l'armement des boudhistes fanatiques par l'armée, l'arrêt de la diffusion de fausses informations, l'accès de l'aide humanitaire et des journalistes dans la région et que soit traduit en justice les responsables des attaques. 

Par ailleurs, il est demandé à l'ONU de trouver un solution efficace à la crise et de faire pression sur le gouvernement du Myanmar pour que soient restitués aux musulmans les droits relatifs à la citoyenneté.

Depuis le 25 août, l'armée du Myanmar procède à un génocide contre les musulmans Rohingyas à Arakan, dans le sud-ouest du pays, provoquant une vague de condamnation à travers le monde, en particulier parmi les Musulmans.

Depuis cette date, environ 501 mille musulmans Rohingyas ont été forcés de fuir la violence dans l’Etat d’Arakan, selon les dernières estimations de l’ONU.

Le 19 septembre, Human Rights Watch et Amnesty International ont demandé au Conseil de sécurité de l'ONU de faire pression sur le gouvernement du Myanmar pour qu'il arrête le nettoyage ethnique des Rohingyas.

Plus de 200 villages ont été incendiés lors des dernières attaques, par l'armée et les boudhistes extrémistes.

En raison des attaques systématiques dont sont victimes les musulmans d'Arakan au Myanmar depuis le début des années 70, près de 84 % de la population musulmane s'est réfugiée dans les pays voisins afin d'échapper à l'épuration ethnique.

 

 

 

 

 

 

 

 

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