Les associations Rohingyas reconnaissantes pour le rôle de la Turquie

"Les efforts du président Recep Tayyip Erdogan ont nettement éclipsé ceux des autres leaders mondiaux", a déclaré le président de l'Union des Associations des Rohingyas du Myanmar et du Bangladesh

Les associations Rohingyas reconnaissantes pour le rôle de la Turquie

L’Union des associations des Rohingyas du Myanmar et du Bangladesh a remercié la Turquie pour son action et son engagement en faveur des musulmans d’Arakan (Rohingyas).

Le président de l’organisation, Selametullah Hamid, s’est exprimé mardi au micro de l’Agence Anadolu.

"La Turquie a joué un rôle très fort et très efficace sur la situation des Rohingyas. Les efforts du président Recep Tayyip Erdogan ont nettement éclipsé ceux des autres leaders mondiaux", a-t-il dit.

Hamid a également souligné l’importance de la visite au Bangladesh d’une forte délégation turque, mettant en pratique les déclarations officielles.

Selon lui, le fait qu’aucun média et journaliste étranger ne soit présent dans la province d’Arakan au Myanmar, est un obstacle majeur à la sensibilisation de la communauté et internationale et de l’opinion publique face aux massacres et aux violences contre les musulmans Rohingyas.

"Malheureusement les médias internationaux ne braquent pas leurs caméras sur les Rohingyas, car il s’agit d’une population musulmane. S’ils ne l’étaient pas, il est probable que les autres pays seraient intervenus au Myanmar", a-t-il dénoncé.

Hamid a aussi dénoncé la politique du gouvernement du Myanmar, assurant que celui-ci soutient les milices bouddhistes radicales "génocidaires".

"La question est avant tout religieuse, même si elle comporte des enjeux politiques et économiques. Si la question n’est pas résolue et que la communauté internationale ne prend pas une position ferme, les milices bouddhistes continueront leurs massacres jusqu’à ce que le pays soit totalement nettoyé de la présence musulmane", a-t-il affirmé.

Hamid a appelé les pays musulmans à agir ensemble de manière urgente et de prendre des mesures politiques, diplomatiques et économiques contre le Myanmar.

"L’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) et le Conseil de Coopération du Golfe doivent faire pression sur les Nations Unies et la communauté internationale pour un règlement de la situation", a-t-il conclu.AA



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