L'Azerbaïdjan souligne l'importance de la pétition lancée sur le site de la Maison Blanche

La pétition a dépassé les 330 000 signatures, soit trois fois plus que nécessaire pour avoir la garantie d'une réponse de la Maison Blanche

L'Azerbaïdjan souligne l'importance de la pétition lancée sur le site de la Maison Blanche

L'initiateur de la pétition lancée sur le site de la Maison Blanche en vue du retrait des troupes arméniennes qui occupent illégalement environ 20 % du territoire azerbaïdjanais indique qu'il estime que la pétition est importante en soi, quelle que soit la réponse de la Maison Blanche.

Elkan Suleymanov, président de l'Association à but non lucratif pour le développement de la société civile en Azerbaïdjan (ACDA), a déclaré qu'il « doutait sérieusement de recevoir une réponse objective » de la Maison Blanche à la pétition compte tenu de « la pression politique continue que les grandes puissances et organisations internationales exercent de longue date sur notre pays ».

La pétition a dépassé les 330 000 signatures, soit trois fois plus que nécessaire pour avoir la garantie d'une réponse de la Maison Blanche. Ce week-end, M. Suleymanov a souligné l'importance de la pétition, quand bien même la Maison Blanche n'y apporterait qu'une réponse à caractère « formel ».

La pétition demande le retrait des troupes arméniennes de la région du Haut-Karabakh, conformément aux résolutions précédemment adoptées par l'ONU et à un appel récent de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE). Elle exhorte également la Maison Blanche « à contribuer à la prévention d'une catastrophe humanitaire dans la région » compte tenu des dangers posés par le barrage non entretenu de Sarsang, situé sur le territoire du Haut-Karabakh occupé par l'Arménie.

« J'imagine que la Maison Blanche ne va pas soutenir explicitement la résolution 2085 (2016) de la PACE », a déclaré M. Suleymanov. « Elle va probablement négliger la partie de la pétition où il lui est demandé de contribuer à éviter la survenue d'une catastrophe humanitaire au vu de l'état actuel du réservoir de Sarsang et détourner l'attention des principales dispositions de la résolution en rappelant qu'il importe que des experts indépendants effectuent des contrôles et que le groupe de Minsk de l'OSCE instaure un dialogue sur le problème de la mise à disposition de l'eau », a-t-il conclu.AFP



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